L'ECONOMIE FRANCAISE
Avec ses 551 602 km2 et ses quelque 59 millions d'habitants (métropole), la France ne saurait certes être considérée comme un grand pays à l'échelle du globe. Aussi son poids économique, qui en fait la 5e puissance mondiale a-t-il de quoi surprendre. En fait, elle a su très tôt tirer profit d'atouts naturels indéniables, à commencer par sa situation géographique au débouché ou sur le passage des principaux flux commerciaux d'Europe occidentale. À cet égard, le Marché commun mis en place en 1957, a constitué pour les entreprises françaises une véritable aubaine, tandis qu'anciennes colonies et DOM-TOM continuent de représenter d'importants partenaires commerciaux.
Agriculture
Avec 23 % de la production agricole européenne en 1999, la France est largement en tête des pays de l'Union, devant l'Italie (15,4 %) et l'Allemagne (15,2 %). Il est vrai que, depuis les années 1950, l'agriculture française a connu une modernisation considérable. La population active agricole continue de diminuer, poursuivant ainsi le mouvement qui avait puissamment repris après la fin de la deuxième guerre mondiale. Avec 28 millions d'hectares, les activités agricoles occupent environ 60 % du territoire métropolitain français. En fait, un peu plus de la moitié seulement de cette surface est mise en culture, et la déprise agricole constatée depuis plusieurs décennies profite à l'urbanisation, mais aussi à la forêt.
Industries
La France est la quatrième puissance industrielle mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne. Dans leur secteur d'activité, plusieurs groupes français occupent même la première place face à leurs concurrents étrangers : c'est le cas notamment de L'Oréal (cosmétiques), Michelin (pneumatiques) ou Alcatel (matériel électrique, télécommunications). Bien que dominées par les services, les bureaux d'études, les sociétés d'ingénierie et le «tertiaire technologique», les nouvelles formes d'industries, très diversifiées, sont performantes dans les domaines où les structures se sont adaptées aux contraintes du marché (aérospatiale, télécommunications, micro-informatique), souvent en association avec des partenaires européens.
Les branches employant le plus de salariés sont les industries mécaniques, électriques et électroniques (25 % en 1998), le travail des métaux (11,7 %) et le bois-papier-imprimerie-édition (10,2 %). Une mention particulière doit être faite à l'automobile dont la production annuelle, de l'ordre de 5 millions de véhicules, est assurée par quelque 300.000 salariés de grands groupes (PSA, Renault), mais dont les emplois induits (sous-traitance, équipements, etc.) sont estimés à quelque 2,6 millions.
Avec 88 % de ses entreprises comptant moins de 200 salariés en 1998, l'industrie française est peu concentrée. C'est que, à côté de grands — voire très grands groupes — vivent et prospèrent de très nombreuses PME, exerçant souvent des activités de sous-traitance.
Les exportations
On se doit de citer tout d'abord le secteur agroalimentaire qui, avec 9,4 milliards d'euros d'excédent au titre de 2000, représente un poste traditionnellement actif à l'export. Le fer de lance en est indubitablement constitué par les boissons et alcools (champagne, vins, cognac), puis viennent les céréales et les animaux et viandes. Suivent, de très près, l'industrie automobile (9,3 milliards d'euros) et les biens d'équipement - avec une situation contrastée : solde très fortement positif pour l'industrie des transports profitant des succès aéronautiques (dont Airbus) et navals de l'industrie française ; négatif pour les équipements mécaniques et électriques-électroniques.
Les principaux partenaires commerciaux de la France sont les pays de l'Union européenne, avec lesquels son commerce est excédentaire et qui concentraient 62 % de ses exportations et 60 % de ses importations en 2000, suivis de très loin par l'Amérique et l'Asie. Le marché communautaire - où se détache nettement l'Allemagne, partenaire traditionnel, suivie du Royaume-Uni, de l'Italie et de l'Espagne - constitue donc un débouché primordial pour les entreprises exportatrices françaises.
Le tourisme
Outre les transports, le tourisme occupe une place de choix, en premier lieu parce qu'il engendre des rentrées de devises considérables (en 2000, le poste «voyages» aurait dégagé un excédent record de près de 15,24 milliards d'euros). En outre, son intensité capitalistique moyenne (sauf pour certains segments tels les complexes hôteliers ou les remontées mécaniques) et ses besoins importants en main-d'œuvre (1,2 million d'emplois dans l'acception large, dont de très nombreux saisonniers) en font une activité économique essentielle. Il donne lieu à des activités très diversifiées, tant en termes d'hébergements (hôtellerie, campings, gîtes ruraux…) que d'organisation de voyages (agences, autocaristes, excursionnistes…) ou de pratiques (entrées aux musées et monuments ou aux parcs de loisir, randonnées, tourisme d'affaires, etc.).
La France occupe, depuis plusieurs années, le premier rang mondial, devant les États-Unis et l'Espagne, pour le nombre total de touristes étrangers accueillis. En 2000, près de 75,5 millions d'entre eux - record absolu - se seraient rendus en France. La balance extérieure du tourisme français est en effet très largement excédentaire : en 2000, le tourisme a généré en France pour 32,78 milliards d'euros de recettes, alors que les touristes français voyageant à l'étranger n'ont dépensé que 17,53 milliards d'euros, la balance des paiments dégageant donc un excédent d'environ 15,24 milliards d'euros. La variété des paysages, la longueur des côtes, le nombre et la diversité des monuments, sans oublier le prestige de la cuisine française expliquent sans doute l'engouement ancien des visiteurs.
Transport
Réseau routier : Le plus dense du monde et le plus long de l’Union européenne avec 1 079 072 km (voies communales, chemins départementaux, routes nationales et autoroutes), dont 10 492 km d’autoroutes (deuxième rang européen). Si en 2006 la route représente 80 % des transports de marchandises, le transport combiné se stabilise après avoir fortement décru au cours des années précédentes.
Réseau ferroviaire : 31 000 km de voies (1er janvier 2006). La France détient le record de vitesse (574,8 km/h) avec le TGV (train à grande vitesse), lequel circule sur un réseau spécial de 1 876 km autorisant une vitesse commerciale égale ou supérieure à 270 km/h. Trafic annuel en 2006 : 329 millions de voyageurs sur le réseau principal, 83 millions sur le réseau TGV, 572 millions sur le réseau Ile-de-France et 121 millions de tonnes de fret transportées.
Transport aérien : Près de 160 millions de passagers par an et 4,8 milliards de tonnes-km de fret par an. 904 aéronefs (avions et hélicoptères) volent sous pavillon français. Aéroports de Paris (ADP) : En 2006, 764 000 mouvements d’avions commerciaux , 82,8 millions de passagers et 2,1 million de tonnes de fret et poste (premier rang européen).
Recherche et développement
En 2006, la dépense nationale de recherche et développement s’élève à 37,99 milliards d’euros, soit 2,26 % du PIB. Elle est financée à hauteur de 52,5 % par le secteur public qui assure le fonctionnement (en particulier entretien des bâtiments, salaires des personnels et équipement des laboratoires) des grands centres nationaux de recherche (CNRS - toutes disciplines, INSERM - médecine, INRA).
La recherche financée par les entreprises (47,5 %) se concentre sur des branches à haute densité technologique telles que la construction aéronautique et spatiale, la pharmacie, la construction automobile, les équipements de communication et les instruments de précision.
La France se situe au quatrième rang des pays de l’OCDE dans le domaine de la recherche, après le Japon, les États-Unis et l’Allemagne.
Secteur financier et bancaire
La Bourse de Paris, rebaptisée Euronext Paris, est le marché officiel des actions en France. Depuis 2000, Euronext a remplacé, en les fusionnant, les places boursières de Paris, Amsterdam et Bruxelles. En 2002, cette nouvelle bourse européenne rachète le marché de produits dérivés britannique LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange) et accueille la Bourse de Lisbonne.
2007 voit la fusion de la bourse paneuropéenne et du New York Stock Exchange. Avec une capitalisation boursière de 21.500 milliards d’euros, NYSE Euronext est la première place boursière mondiale. Les principales banques françaises sont : BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale et LCL.
Assurances
Le secteur français des assurances se place au cinquième rang mondial avec un chiffre d’affaires de 198,4 milliards d’euros. Axa, deuxième société d’assurances européennes, CNP et AGF sont les trois principales sociétés d’assurances françaises. Les assurances de personnes (vie et santé) poursuivent leur développement (+ 16,1 %). Les assurances de dommages (biens et responsabilité) sont en croissance de 2,2 %. Le secteur de l’assurance emploie quelque 200 000 personnes.







